18 % de la population analysée (environ 1,8 million de personnes) sont classés en phase 4 de l'urgence humaine IPC. 29 % (environ 2,9 millions de personnes) en phase 3 (crise alimentaire aiguë et crise des moyens de subsistance).
Pour la période projetée de mars à juin 2023, pour laquelle aucune assistance alimentaire humanitaire n'a été confirmée, les personnes en phase 5 sont confirmées. 17 % de la population analysée (environ 1,65 million de personnes) seront en phase 4 de la CIP, 30% environ 3 millions de personnes en phase 3 de la CIP, nécessitant une action urgente pour la période de projection.
La CNSA classe les villes en insécurité alimentaire par zone prioritaire afin d'orienter les acteurs humanitaires vers les cas les plus urgents.
Zones de priorité 1
Ce sont des zones classées en urgence avec plus de 50 % de la population en phase 3 ou plus selon le cadre intégré de clarification de la sécurité alimentaire. Il s'agit notamment de Haut-Plateau, Cité-Soleil, Grand-Anse (rural), Anse à Veau, Miragoâne, Petite Rivière des Nippes, Arnaud, Petit Trou des Nippes, Ennery, Gros- Morne, Marmelade, Saint-Michel de l'Attalaye, La Tortue, Anse-à-Floleur, Chansolme, Port-de-Paix, Saint-Louis du Nord, La Gonave, Arniquet, Chardonnière, Coteaux, Lie à Vache, Les Anglais, Port à Piment, Port Salut, Roche à Bateau, Saint Jean du Sud, Tiburon et autres.
Les zones de priorité 2
Il s'agit de zones classées en urgence avec moins de 50 % de la population en phase 3 ou plus. Les zones concernées sont les quartiers les plus démunis de Port-au-Prince et de Croix des Bouquets : Belle-Anse, Grand-Gosier, Thiotte et autres.
Les ménages de ces zones ont subi une perte extrême des actifs liés aux moyens de subsistance, notamment en termes de consommation alimentaire à court terme, ce qui augmente le taux de malnutrition aiguë.