Le 21 octobre 2026, le Centre culturel Pyepoudre a accueilli une discussion dans le cadre de la onzième édition du Festival international Handicap & Culture. Modérée par Bedjoane Surface, éducatrice et présidente de la FHAA, la séance a réuni des spécialistes pour examiner les difficultés d’accès rencontrées par les personnes en situation de handicap dans le pays.
Obstacles physiques et environnementaux
Les intervenants ont décrit des situations courantes – marches sans rampes, portes trop étroites, trottoirs impraticables – qui limitent l’autonomie et la participation aux espaces publics, aux services administratifs et aux lieux culturels. Au-delà des entrées, ils ont rappelé que l’accessibilité doit englober les couloirs, les sanitaires, la signalisation et les équipements.
Enjeux juridiques et mise en pratique
Eddy Lemaire, responsable de l’éducation inclusive à la SHAA, a rappelé que la loi du 3 juillet 2018 constitue le cadre légal de référence en matière d’accessibilité. Toutefois, l’existence d’une législation ne suffit pas : la formation des professionnels, la sensibilisation des décideurs et l’intégration systématique des normes dans les projets de construction restent des défis majeurs.
Les participants ont également souligné l’impact du modèle social du handicap, qui place l’environnement au centre des difficultés rencontrées, et ont insisté sur la nécessité de combattre les préjugés, la discrimination et la stigmatisation afin de garantir un accès équitable aux écoles, universités, administrations et institutions culturelles.
Vers une société inclusive
La causerie a conclu que l’accessibilité n’est pas un privilège mais une condition indispensable à la dignité, à l’autonomie et à l’égalité des chances. Elle a appelé à une mobilisation collective pour éliminer les barrières évitables et assurer que chaque citoyen puisse profiter pleinement des espaces et services offerts par la société haïtienne.
Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info