Le 3 octobre 2026, un migrant haïtien de 22 ans, identifié comme Clerger Rodler, a été abattu par un agent de l’immigration de la République dominicaine lors d’une opération à Villa Playboy, Verón, près de Punta Cana. L’incident a relancé les critiques internationales concernant les pratiques des forces de l’ordre dominicaines lors des contrôles migratoires.
Réaction d’Amnesty International
Dans une note datée du 7 octobre 2026, Amnesty International a demandé une enquête immédiate, indépendante, impartiale et exhaustive. Ana Piquer, directrice pour les Amériques de l’organisation, a souligné que l’enquête doit identifier les responsabilités et garantir la justice pour la famille de la victime. Elle a rappelé que l’usage de la force létale ne peut être justifié que lorsque plusieurs conditions strictes sont réunies et que le statut migratoire d’une personne ne légitime jamais un recours illégal à la violence.
L’organisme a également rappelé ses précédentes constatations, faites en collaboration avec des ONG dominicaines et haïtiennes, sur le profilage racial, les détentions arbitraires, les expulsions collectives et d’autres formes de violence dans le cadre des politiques migratoires dominicaines.
Appels à la responsabilité
Amnesty International a dénoncé l’absence d’enquêtes efficaces et de responsabilité, qualifiant ce manque de climat d’impunité qui perpétue les abus. Elle a exhorté les autorités dominicaines à mettre fin aux pratiques discriminatoires fondées sur la nationalité ou la couleur de peau et à garantir que personne ne perde sa liberté, sa sécurité ou sa vie à cause d’une politique migratoire marquée par le racisme.
Le groupe d’appui aux rapatriés et aux réfugiés (GARR) a, deux jours plus tard, qualifié le meurtre d’« odieux » et a appelé les autorités haïtiennes à lancer leurs propres investigations afin que justice soit rendue.
Source : AlterPresse
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