Amnesty International a présenté, le 24 septembre 2026, un rapport dénonçant le Service de l'immigration et des douanes (ICE) des États-Unis. L'organisation y décrit un ensemble de pratiques qu'elle qualifie de violations graves des droits humains, touchant les migrants, les demandeurs d'asile et les réfugiés à travers le pays.
Des faits dénoncés comme systémiques
Le document indique que les politiques mises en œuvre sous l'administration précédente ont engendré des détentions massives, des expulsions rapides et, dans certains cas, des homicides illégaux. Amnesty souligne que ces mesures sont alimentées par des attitudes racistes et xénophobes, créant un climat de peur au sein des communautés migrantes.
Parmi les infractions recensées figurent des détentions jugées arbitraires, des traitements discriminatoires au sein des centres de rétention et la répression violente de manifestations pacifiques. Le rapport précise également que les procédures d'expulsion sont souvent exécutées sans garanties juridiques suffisantes.
Un point marquant du rapport porte sur les expulsions de ressortissants haïtiens : depuis le 27 juillet 2026, plus de 450 personnes ont été renvoyées vers Haïti dans le cadre du Statut de protection temporaire (TPS). Ces chiffres proviennent de l'Office national de la migration (ONM) et illustrent l'impact direct des politiques de l'ICE sur la diaspora haïtienne.
Face à ces constats, Amnesty International réclame la dissolution de l'ICE, estimant que l'agence ne peut plus être réformée de manière crédible. L'organisation appelle les autorités américaines à instaurer un nouveau cadre de gestion de l'immigration respectueux des normes internationales en matière de droits humains.
Le rapport, consulté par AlterPresse, intervient dans un contexte où les débats sur la réforme de l'immigration restent vifs aux États-Unis, avec des pressions tant internes qu'internationales pour garantir la protection des personnes vulnérables.
Source : AlterPresse
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