Une coalition de représentants de la société civile et de mouvements sociopolitiques a adressé, le 28 septembre, une lettre à la Conférence des évêques d’Haïti (CEH) sollicitant son intervention comme médiateur national. Les signataires, issus de l’Initiative du 24 avril, des Tables Alternatives et Alliées, de la Nouvelle Alternative populaire et d’INIBAZ, invoquent la dégradation de la situation sécuritaire et politique comme motif d’une action urgente.
Une situation sécuritaire qui se détériore
Les auteurs de la lettre dénoncent une recrudescence des actes criminels, notamment les enlèvements, qui affectent une partie de la population. Ils critiquent la réponse du gouvernement, jugée insuffisante pour contenir la montée de l’insécurité. Parallèlement, la fermeture prolongée de plusieurs axes routiers entrave la mobilité des personnes et le transport des marchandises, aggravant les difficultés quotidiennes.
Impacts économiques et inquiétudes électorales
Selon les signataires, la crise sécuritaire se combine à une crise politique pour accentuer la précarité des communautés les plus vulnérables. Ils soulignent que ces facteurs compromettent les conditions nécessaires à l’organisation d’élections libres et participatives, prévues pour le 13 décembre. Le manque de confiance dans la capacité du gouvernement à garantir un scrutin crédible alimente leurs réserves.
Face à ces constats, les acteurs demandent à la CEH d’ouvrir une médiation nationale afin d’examiner la gouvernance intérimaire, d’identifier des pistes de sortie de crise et de prévenir une nouvelle escalade. Ils s’opposent à toute prolongation de la transition actuelle, estimant que le statu quo ne permet pas de répondre aux enjeux sécuritaires et institutionnels.
Enfin, les signataires invitent d’autres forces politiques et sociales à se joindre à cette initiative, appelant à un départ ordonné du chef du gouvernement et à la mise en place d’un dialogue inclusif sous l’égide de la CEH.
Source : Vant Bèf Info
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