À l’occasion de la Journée internationale des filles, célébrée le 11 octobre 2026, les organisations non gouvernementales Plan International et Save the Children, accompagnées de leurs partenaires, ont lancé un appel à la mobilisation en Haïti. Elles insistent sur la nécessité de garantir aux filles un environnement sûr, inclusif et propice à une éducation de qualité.
Principaux constats
Les deux ONG soulignent que les filles sont exposées à une série de risques, parmi lesquels les violences sexuelles, l’exploitation, le décrochage scolaire, les mariages précoces et le recrutement par des groupes armés. Dans une note transmise à la presse, elles indiquent que 3 335 incidents de violences basées sur le genre ont été recensés, dont 71 % concernent des violences sexuelles. Parmi les survivantes, 14 % sont des filles de moins de 18 ans, soit environ 467 mineures.
Les données montrent également que les groupes armés sont impliqués dans près de 70 % des cas signalés, un chiffre qui s’inscrit dans un contexte d’insécurité persistante et de crise humanitaire multidimensionnelle.
Face à ces chiffres, les responsables des organisations appellent à une action concertée. Margherita Fanchiotti, directrice du développement des programmes de Save the Children en Haïti, invite les communautés et les partenaires à unir leurs efforts pour protéger les filles et leur offrir un cadre propice à leur épanouissement. De son côté, Prospéry Raymond, directeur pays de Plan International Haïti, insiste sur l’importance d’investir dans la protection, l’éducation et la participation des filles afin de bâtir des communautés plus résilientes.
Les recommandations formulées comprennent le renforcement des services de protection adaptés, la garantie d’espaces d’apprentissage sécurisés, le soutien à la réintégration des filles associées aux groupes armés et la promotion de leur participation aux décisions qui les concernent.
Source : AlterPresse
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