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6 octobre 2026Version complète du site
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Assurés et syndicats dénoncent la remise en cause des droits à la retraite à l’ONA

Des assurés, retraités et syndicats contestent la gestion de l'Office national d'assurance‑vieillesse, pointant des retards de paiement, des projets de modification de la loi de 1967 et des dépenses controversées.

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Une conférence de presse organisée le 1er octobre à Delmas a réuni des assurés, des retraités et des représentants syndicaux pour critiquer la direction de l'Office national d'assurance‑vieillesse (ONA). Les intervenants ont mis en avant des retards de versement de pensions, certains policiers à la retraite attendant plus de cinq ans leurs prestations, ainsi que la perception d'une « retraite de la mort ».

Projets de réforme contestés

Les critiques se sont concentrés sur la loi du 28 août 1967, qu’ils estiment protéger les travailleurs et les assurés. Selon les porte‑parole, le gouvernement envisagerait de modifier cette loi par arrêté, ce qui, d’après eux, serait juridiquement impossible. Les changements avancés portent l’âge légal de la retraite de 55 à 63 ans et allongent la période de cotisation minimale de 240 à 360 mois. Par ailleurs, le taux de pension, actuellement fixé à 60 % des cotisations des dix dernières années, serait réduit à 30 %, ce qui ferait chuter, à titre d’exemple, une pension de 9 000 gourdes à 4 500 gourdes.

Ces mesures, jugées inacceptables par l’Action des Unités Motivées pour une Haïti de droit (AUMOHD), seraient, selon leurs membres, une atteinte aux droits acquis des travailleurs ayant cotisé pendant de longues périodes.

Finances et dépenses de l'ONA

Le directeur de l’ONA, Lovely François, aurait expliqué que les difficultés budgétaires de l’institution justifient la réduction des prestations. Les contestataires contestent toutefois cette justification, arguant que les droits des assurés ne doivent pas être sacrifiés. Ils ont également soulevé des questions sur les dépenses internes, notamment une hausse de la rémunération du chef de cabinet, Guichard Doré, et l’allocation de fonds pour des véhicules blindés destinés à la direction.

Aucun document officiel n’a été présenté pour corroborer ces allégations, mais l’AUMOHD a réaffirmé son intention de poursuivre la mobilisation afin de défendre les droits des travailleurs, des assurés et des retraités.


Source : Vant Bèf Info
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Journaliste et contributeur de alaminuteinfo.com.

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