Le 20 septembre 2021, la nuit a été marquée par une fusillade à Ravine Pintade, alors que le collectif musical New Wave tournait un clip. Treize membres du groupe ont perdu la vie, et plusieurs survivants portent encore les séquelles de cet épisode.
Un appel persistant de l’ORDEDH
Le 21 septembre 2026, l’Ordre des Défenseurs des Droits Humains (ORDEDH) a de nouveau exigé que les autorités identifient les policiers présumés responsables. Darbenzky Gilbert, directeur exécutif de l’ORDEDH, a dénoncé une impunité qui persiste depuis cinq ans, rappelant que les enquêtes menées jusqu’à présent n’ont pas permis d’établir clairement les responsabilités.
L’organisation souligne que, dès 2022, elle avait demandé l’arrestation et la mise en examen des agents de la Police nationale d’Haïti (PNH) impliqués. Aucun progrès concret n’a été enregistré, selon les déclarations de l’ORDEDH.
Des survivants toujours en attente
Parmi les survivants, Jacob Jean vit encore avec une balle logée dans le pied, une blessure qui n’a jamais été prise en charge par la PNH. L’ORDEDH indique que la police n’a jamais contacté Jacob pour assurer le suivi de son dossier.
Louis C. Loubens, fils d’un inspecteur décédé lors de la même nuit, attend également que la justice intervienne. Son témoignage, relayé par l’ORDEDH, illustre le sentiment d’abandon ressenti par les proches des victimes.
L’ORDEDH s’est adressé directement à André Jonas Vladimir Paraison, directeur général par intérim de la PNH, en l’exhortant à accélérer les procédures judiciaires et à fournir des réponses aux familles et aux survivants.
Alors que le pays continue de faire face à des défis sécuritaires, ce dossier reste un point de tension entre la société civile et les autorités. L’appel de l’ORDEDH vise à mettre fin à une longue période d’incertitude et à garantir que les responsables, s’ils existent, soient traduits en justice.
Source : Vant Bèf Info
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