Dans un contexte politique tendu, l'ancien Premier ministre Claude Joseph, leader du parti EDE, s'est exprimé sur la question du maintien en fonction du Premier ministre Garry Conille. Il rappelle que, selon le cadre légal, le Conseil présidentiel de transition (CPT) ne peut révoquer le chef du gouvernement que dans des cas précis, tels que définis par l'article 37 du décret du 29 mai.
Selon Joseph, seuls deux cas spécifiques justifient une telle décision : soit à travers l'Organe de Contrôle de l'Action Gouvernementale (OCAG), soit en cas de preuves solides de corruption. En dehors de ces conditions, il estime qu'une telle action serait illégitime et pourrait avoir de graves conséquences politiques.
Des rumeurs circulent actuellement selon lesquelles une résolution a été signée par plusieurs membres du Conseil présidentiel de transition pour démettre Garry Conille de ses fonctions. Ces allégations, bien que non confirmées, alimentent les spéculations sur un possible affrontement au sommet de l'Etat. Claude Joseph appelle les acteurs politiques à respecter les procédures et la légalité afin de ne pas aggraver la crise institutionnelle que traverse actuellement le pays.
Les observateurs restent vigilants, dans l'attente d'une déclaration officielle du Conseil présidentiel de transition sur ce dossier qui pourrait bien redéfinir les rapports de force au sein de l'exécutif haïtien.