Un groupe de seize personnes, parmi lesquelles se trouvent dix‑sept anciens soldats colombiens et l’ancien responsable du ministère haïtien de la Justice, Joseph Félix Badio, a comparu pour la première fois devant le tribunal fédéral de Miami le 21 septembre 2026. L’audience intervient un jour après leur transfert depuis la prison haïtienne où ils étaient détenus.
Accusations et contexte judiciaire
Les accusés sont poursuivis pour complot en vue d’enlever ou de tuer une personne en dehors des États‑Unis, chef d’accusation principal dans le dossier qui porte sur l’assassinat du président Jovenel Moïse le 7 juillet 2021. Les dix‑sept Colombiens font face à trois chefs d’accusation chacun, dont le complot meurtrier. Badio, âgé de 63 ans, a été conduit en fauteuil roulant dans la salle d’audience, tandis que les autres étaient escortés menottés aux mains et aux pieds.
Avant son arrestation en octobre 2023, Badio avait passé plus de deux ans en fuite. Au cours de l’audience, il a déclaré à la juge Lisette Reid posséder une maison à New York, rappelant qu’il était incarcéré depuis cinq ans.
Autres inculpés déjà présents aux États‑Unis
Parmi les personnes déjà jugées aux États‑Unis figure Christian Sanon, résident du comté de Palm Beach, Floride, qui aspire à succéder à Moïse. Sanon a plaidé non coupable et a demandé un procès devant jury, assisté des avocats Humberto Domínguez et Zeljka Božanić. Les procureurs le qualifient de « pasteur et médecin autoproclamé » ayant collaboré avec la Counter Terrorist Unit, des sociétés de Broward et les mercenaires colombiens dans un projet de coup d’État.
Samir Handal, 68 ans, propriétaire de la maison où Sanon séjournait avant l’assassinat, a également été entendu. Il fait face à trois chefs d’accusation, dont soutien matériel entraînant la mort. Handal, le seul à avoir engagé des avocats privés, risque la réclusion à perpétuité. Sa prochaine comparution est prévue le 28 septembre 2026, date à laquelle le procès de Sanon doit également commencer.
Ces audiences s’inscrivent dans le cadre d’une procédure plus large impliquant trente personnes inculpées pour l’assassinat de Moïse, dont d’autres ressortissants haïtiens et étrangers.
Source : AlterPresse
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