Le roman C’était ça ou mourir, publié le 19 août 2026 aux Éditions Grasset, a rapidement atteint les meilleures ventes en France et suscité l’intérêt de plusieurs maisons d’édition à l’international. L’œuvre, qui suit le parcours d’un professeur haïtien contraint à l’exil, a valu à son auteur, Thélyson Orélien, de nombreux prix littéraires en 2026, dont le prix du Roman Fnac et le prix Méduse.
Accusations d’intelligence artificielle et de plagiat
Quelques jours après le succès commercial, des internautes ont diffusé des analyses affirmant que certains passages du livre auraient été générés par une IA. Des allégations de plagiat concernant des textes antérieurs de l’auteur ont rapidement suivi, alimentant un débat virulent sur les réseaux sociaux.
L’auteur a réfuté les accusations, déclarant dans Libération qu’il n’aurait jamais eu recours à une machine pour écrire. Il a indiqué préparer un dossier avec ses éditeurs afin de démontrer l’authenticité de son travail. L’éditeur Grasset, tout en maintenant la commercialisation du livre en France, a dénoncé ce qu’il qualifie de « campagne de haine ».
Retrait du prix Goncourt
Le 25 septembre 2026, l’Académie Goncourt a retiré C’était ça ou mourir de sa sélection, invoquant les accusations de plagiat et d’usage d’IA. Le communiqué précise que la décision vise à protéger l’intégrité du prix et à envoyer un message clair aux participants des différentes déclinaisons du Goncourt.
Au Canada, les Éditions du Boréal ont suspendu la promotion du roman, et le Salon du livre de l’Estrie a annulé la participation de l’auteur. Plusieurs médias canadiens ont qualifié les faits de « tromperie décevante et inexcusable ».
Débats plus larges
La controverse relance le questionnement sur la fiabilité des logiciels de détection d’IA et sur la place de ces outils dans l’évaluation littéraire. Des chercheurs et des observateurs du secteur soulignent que des textes antérieurs à l’ère de l’IA sont parfois identifiés à tort comme générés par des machines, ce qui complique les accusations.
Pour la communauté littéraire haïtienne, le cas d’Orélien soulève également des inquiétudes quant à la perception des auteurs noirs et issus de la diaspora dans le paysage international.
Source : AlterPresse
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