Une équipe de quatre militaires salvadoriens, engagés dans la Force de répression des gangs (FRG) soutenue par les Nations unies, a été portée disparue le dimanche 18 octobre 2026 après une embuscade armée à Croix-des-Bouquets, au nord‑est de Port‑au‑Prince. Le véhicule blindé dans lequel ils circulaient a été retrouvé incendié, laissant les autorités haïtiennes et la communauté internationale sans nouvelles pendant plusieurs jours.
Retrouvailles et premières constatations
Le samedi 24 octobre, deux sources proches de la mission internationale ont confirmé que les corps des quatre militaires avaient été découverts en périphérie de la capitale. Les dépouilles, fortement brûlées, ont été transportées à l’aéroport international pour être remises à une délégation militaire salvadorienne arrivée le vendredi 23 octobre. Des autopsies sont prévues afin de vérifier l’identité des victimes.
Il s’agit des premières pertes humaines enregistrées au sein de la FRG, déployée en Haïti depuis avril 2026 pour contrer les groupes armés. La force, qui compte aujourd’hui un peu plus de 2 000 soldats sur un effectif prévu de 5 500, regroupe des militaires originaires de la Jamaïque, du Tchad, de la Mongolie, du Salvador, du Sri Lanka et du Guatemala.
Le président salvadorien Nayib Bukele avait réagi rapidement à la disparition en dépêchant plusieurs centaines de membres des forces spéciales vers Haïti, menaçant d’éliminer les gangs si les hommes n’étaient pas rendus vivants. Cette intervention souligne l’engagement direct du Salvador dans la lutte contre la criminalité organisée sur le sol haïtien.
Les circonstances exactes de l’attaque restent à éclaircir. Selon les informations disponibles, les militaires étaient en mission de transport et d’évacuation médicale lorsqu’ils ont été pris pour cible par des groupes armés qui contrôlent la zone de Croix-des-Bouquets. Le véhicule a été incendié, rendant l’identification visuelle difficile et nécessitant les analyses médico‑légales prévues.
Cette affaire relance le débat sur la sécurité à Port‑au‑Prince et sur la capacité des forces multinationales à protéger leurs effectifs dans un environnement où les gangs détiennent un pouvoir considérable. Les autorités haïtiennes, la FRG et les partenaires internationaux sont appelés à renforcer la coordination afin d’éviter de nouvelles tragédies.
Source : AlterPresse
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