Selon le rapport publié le 13 août 2026 par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), la situation sécuritaire en Haïti a aggravé la crise humanitaire au cours du mois de juillet. Le pays comptait alors près de 1,47 million de déplacés internes, la plupart concentrés dans les régions de l’Ouest et de l’Artibonite, où les affrontements armés ont rendu l’accès des équipes humanitaires particulièrement difficile.
Besoin urgent d’abris et de services de base
Les besoins exprimés par les populations déplacées restent élevés. L’OIM souligne l’insuffisance d’abris, d’eau potable, d’assainissement, de soins de santé et de mesures de protection. La pression sur les infrastructures locales, notamment à Gonaïves, s’est intensifiée, obligeant les autorités à réagir rapidement.
Assistance apportée en juillet
Au cours du même mois, l’OIM a pu fournir une aide directe à 61 256 personnes. Plus de 16 000 bénéficiaires ont reçu des soins médicaux, tandis que 40 451 ont obtenu des articles non alimentaires (vêtements, kits d’hygiène, etc.). À Gonaïves, l’agence a réhabilité les sanitaires de six marchés publics et mené des campagnes de sensibilisation à l’hygiène afin de limiter la propagation des maladies dans les zones surpeuplées.
Depuis le début de l’année, 28 093 migrants ont été expulsés de force vers Haïti, un phénomène qui alourdit encore la charge sur les services d’accueil et les structures d’aide déjà sous tension.
Face à la persistance de la violence armée et à la difficulté d’acheminer les secours, les organisations humanitaires appellent à un renforcement de la sécurité et à un accès sans entrave aux zones les plus affectées, afin de répondre aux besoins fondamentaux de près d’un demi‑million de personnes supplémentaires chaque mois.
Source : Radio Métropole
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