À l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) a publié un communiqué soulignant la gravité de la crise multidimensionnelle qui touche Haïti. Les violences perpétrées par les gangs armés obligent de plus en plus de familles à abandonner leurs habitations pour se réfugier dans des zones perçues comme plus sûres, accentuant ainsi les besoins en assistance humanitaire.
Insécurité et déplacements internes
Les attaques répétées des groupes armés contraignent les habitants à des déplacements forcés, souvent vers des zones où les services de base restent limités. Cette mobilité involontaire augmente la vulnérabilité des populations déjà confrontées à la pauvreté et à un accès restreint aux soins, à l’éducation et à l’alimentation. Le GARR signale que les ressources disponibles pour répondre à ces besoins restent insuffisantes, ce qui complique la tâche des organisations humanitaires présentes sur le terrain.
Par ailleurs, les travailleurs humanitaires eux‑mêmes font face à des risques accrus. L’insécurité limite l’accès à plusieurs régions, réduisant la capacité des équipes à fournir une aide régulière aux communautés les plus affectées. Le GARR appelle les autorités haïtiennes à garantir la protection de ces acteurs afin qu’ils puissent poursuivre leurs missions dans des conditions de sécurité minimales.
Menace d’expulsion aux États-Unis
Le même communiqué attire l’attention sur la fin imminente du Statut de protection temporaire (TPS) pour les Haïtiens résidant aux États-Unis. Selon le GARR, plus de trois mille personnes se retrouvent exposées à un risque d’expulsion, ce qui pourrait aggraver la précarité déjà ressentie par de nombreuses familles haïtiennes sur le sol américain. Le groupe estime que le retrait du TPS risque d’accentuer les difficultés sociales et économiques de ces ménages, alors même que le retour en Haïti demeure dangereux en raison de l’insécurité persistante.
Appel aux autorités
Face à cette situation, le GARR exhorte le gouvernement haïtien à prendre des mesures urgentes pour protéger les civils, faciliter l’accès à l’aide humanitaire et renforcer la sécurité des travailleurs humanitaires. Le groupe insiste sur le fait que la protection des populations les plus vulnérables doit rester une priorité nationale, notamment à l’approche des élections qui occupent le débat public.
Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info