La Fédération haïtienne de football (FHF) a annoncé le 22 août la désignation de David Badia, 51 ans, comme entraîneur de l’équipe masculine senior. L’ancien adjoint de clubs turcs et espagnols devient ainsi le premier entraîneur à diriger la sélection haïtienne à ce stade de sa carrière.
Un profil orienté vers l’offensive
Issu du centre de formation du FC Barcelone et fort d’expériences en Turquie, en Chypre et en Pologne, Badia est souvent décrit comme un promoteur du jeu de possession et d’attaque. Cette approche contraste avec le système 4‑2‑3‑1 jugé trop prudent par une partie des supporters sous la direction précédente.
Le nouveau technicien devra rapidement mettre en place ses idées, le premier test étant prévu le 24 septembre à Kingston, où Haïti affrontera la Trinité‑et‑Tobago lors de la première journée de la Ligue des Nations CONCACAF 2026‑2027. Deux matchs supplémentaires suivront contre le Costa Rica et la République dominicaine, avant un nouveau duel avec le Costa Rica le 4 octobre.
Objectifs à court terme
L’enjeu principal est d’assurer une place parmi les deux premiers du groupe afin de se qualifier pour les quarts de finale de la Gold Cup, compétition qui ouvre également la voie à la Ligue A de la Ligue des Nations l’an prochain. Au-delà de ces objectifs immédiats, la FHF espère que la nouvelle direction technique permettra de préparer les éliminatoires de la Coupe du monde 2030, dont le calendrier débute fin 2027.
Le départ du capitaine Johny Placide, qui a raccroché les crampons internationaux après 84 sélections, laisse la porte ouverte à de jeunes gardiens comme Alexandre Pierre, évoluant en Ligue 2 française. En défense, des joueurs tels que Jean‑Kévin Duverne et Hannes Delcroix sont pressentis pour occuper les postes clés, tandis que l’attaque bénéficie d’une variété d’options, des ailiers Don Deedson aux attaquants expérimentés Duckens Nazon et Frantzdy Pierrot.
Les observateurs locaux, dont le politologue André Joseph Gracien Jean, appellent à une continuité dans le groupe tout en soulignant l’importance d’un encadrement capable de tirer le meilleur des talents locaux et de la diaspora. La réussite de Badia dépendra donc de sa capacité à harmoniser ces deux univers et à instaurer une identité de jeu cohérente.
Source : AlterPresse
AlterPresse