Le gouvernement haïtien a confirmé que, suite à des difficultés d'ordre logistique, le déploiement de 1 600 policiers et ingénieurs du Bangladesh sera effectif dans les prochains jours. Cette annonce a été faite par le Premier ministre Alix Didier Fils‑Aimé lors d’une conférence de presse tenue le 26 septembre 2026 au salon diplomatique de l’aéroport international Toussaint‑Louverture.
Le responsable a rappelé que la Force de répression des gangs (FRG) a été officiellement lancée le 1er avril 2026 et compte aujourd’hui environ 1 000 membres. Il a souligné que le renforcement prévu porte le nombre total d’intervenants à 5 500, à condition que le mandat de la FRG soit renouvelé et que les ressources nécessaires soient allouées.
Contexte international et attentes
Lors de la même allocution, le Premier ministre a présenté le bilan de sa participation à la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York. Il a plaidé pour un soutien accru de la communauté internationale afin de garantir le plein effectif de la FRG, estimant que la présence de forces étrangères, notamment bangladaises, est cruciale pour contenir la violence des gangs.
Le retard d’un mois, attribué à des problèmes de transport et de coordination, a été décrit comme un obstacle temporaire qui ne remet pas en cause la volonté du gouvernement d’accélérer le processus. Les autorités haïtiennes attendent désormais la mise en place opérationnelle des équipes bangladaises, qui apporteront à la fois des compétences policières et techniques d’ingénierie.
Ce renfort s’inscrit dans une stratégie plus large visant à stabiliser le pays, à protéger les populations civiles et à restaurer la confiance dans les institutions de sécurité. Le Premier ministre a conclu en réaffirmant l’engagement du gouvernement à poursuivre les réformes nécessaires pour garantir l’efficacité de la FRG.
Source : AlterPresse
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