Ce jeudi, les rues d'Ouanaminthe, dans le Nord-Est haïtien, ont été le théâtre d'une marche pacifique rassemblant plusieurs centaines de commerçants. Revêtus de t-shirts blancs et munis de pancartes, les manifestants ont exprimé leur mécontentement face à la suppression soudaine de leurs habitations et ateliers situés sur le marché frontalier.
Les commerçants expliquent que les constructions, utilisées à la fois comme entrepôts et résidences, avaient reçu l'approbation officielle avant leur édification. Après avoir engagé des investissements conséquents, ils ont été surpris par la décision des autorités locales de faire raz-de-marée sur ces édifices. Selon les revendications présentées lors de la manifestation, plus de 300 structures auraient été rasées, entraînant des pertes financières majeures et compromettant la continuité de leurs activités commerciales.
Demandes d'indemnisation et appel aux autorités
Les protestataires exigent une compensation proportionnelle aux sommes investies, ainsi qu'une prise en charge rapide de leurs dossiers. Ils sollicitent l'intervention de la municipalité d'Ouanaminthe et du ministère de l'Intérieur et des Collectivités territoriales afin de trouver une solution équitable. Les organisateurs ont averti que, sans réponse satisfaisante, ils pourraient intensifier leurs actions et envisager de nouvelles formes de mobilisation.
Le timing de la protestation coïncide avec la période de rentrée scolaire, moment où les familles locales font face à des dépenses accrues. Les commerçants soulignent que les coûts liés à la scolarité s'ajoutent aux difficultés engendrées par la perte de leurs espaces de vente, accentuant ainsi la pression économique sur leurs foyers.
En attendant une décision officielle, les manifestants restent déterminés à faire entendre leurs revendications, espérant que les instances concernées prendront rapidement les mesures nécessaires pour réparer les préjudices subis.
Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info