Des sources communautaires rapportent que, dans le quartier de Lamentin 54, situé à la périphérie sud de Carrefour, plusieurs foyers ont été enfermés dans leurs propres habitations par des membres de gangs. Les groupes armés auraient d’abord exigé de l’argent à des résidents incapables de payer, puis verrouillé les portes à l’aide de cadenas, laissant les familles sans issue pendant plusieurs heures.
Contexte de l’insécurité à Lamentin 54
Le secteur de Lamentin 54, comme d’autres parties de la commune de Carrefour, fait face depuis longtemps à une présence marquée de groupes criminels. L’absence de patrouilles régulières de la police ou d’autres agents de l’État contribue à un climat d’impunité, où les exigences financières et les menaces se multiplient.
Les habitants de la zone, déjà confrontés à des difficultés économiques, se retrouvent souvent contraints de céder aux demandes des gangs pour éviter des représailles plus graves. Dans le cas présent, les victimes ont été privées de liberté de mouvement, leurs maisons étant scellées par des chaînes et des verrous improvisés.
Les informations recueillies n’ont pas pu être corroborées de façon indépendante par le média, qui souligne toutefois la récurrence de ce type d’incident dans la région. Les témoins locaux décrivent une atmosphère de peur croissante, où la simple incapacité à régler une somme exigée peut entraîner des mesures coercitives sévères.
Les autorités locales n’ont pas encore publié de déclaration officielle concernant cet épisode, et aucune intervention policière n’a été signalée au moment de la rédaction de cet article. Les organisations de la société civile appellent à une présence accrue des forces de l’ordre et à des mesures de protection pour les résidents les plus vulnérables.
Ce phénomène illustre les défis sécuritaires auxquels la périphérie sud d’Haïti est confrontée, où la domination des gangs s’accompagne de violations des droits fondamentaux des habitants, notamment le droit à la liberté et à la sécurité de leur domicile.
Source : AlterPresse
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