L’économiste Eddy N. Labossière s’est exprimé sur le dossier de la coupe drastique des quotas de la production des ressources pétrolières pour pouvoir soutenir le prix, suivant la décision prise par l'organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), le mercredi 5 octobre 2022, malgré l'opposition du gouvernement américain face à cette décision.
On sait qu'en économie quand il y a rareté, l'augmentation des prix est automatiquement et évident. À cet effet, on pratique la résignation. Le chef du gouvernement américain avait fait le déplacement à Ryad en vue de rencontrer des membres de l'OPEP pour une prévision d'une telle décision, malheureusement, en vain car il ne pouvait pas s'imposer à leur égard.
Après cette décision, chaque jour, successivement au dépens de la production de pétrole, l'OPEP aura un profit de 2 000 000 de barils. Bien sûr, l'affichage de prix est déjà annoncé.
Du coup, tous les Haïtiens doivent prendre des notes à deux niveaux de cette ferme décision de l'OPEP.
Premièrement, sur le plan politique : “An nou fè tèt ansanm pou nou ka vini fò kòm ti peyi ki nan OPEP yo”;
Si on y arrive, l'international ne pourra plus se permettre de s'immiscer dans les affaires intérieures d'Haïti, en se donnant même le droit de nommer en Haïti, un Premier ministre, impopulaire tiré de notre stock de politiciens racketteurs, par un simple Tweet", a déclaré Eddy Labossière.
Deuxièmement, à un niveau économique : "seul l’État Haïtien doit avoir le monopole de l'importation", poursuit-il.
Si on arrive à maîtriser ces deux points, la gestion de la montée des prix des produits transversaux sur le marché international ne va pas nous atteindre si fort, tout en réglementant l'écart des importateurs de nos jours. La population haïtienne aura au moins un bénéfice des prix des ressources pétrolières.