Le samedi 3 octobre 2026, la Direction générale de la migration (Dgm) de la République dominicaine a déclaré que 1 139 ressortissants haïtiens en situation migratoire irrégulière avaient été expulsés à différents postes frontaliers du pays. Cette vague d’expulsions s’inscrit dans une série d’opérations ciblées visant à détecter, retenir et renvoyer les personnes ne respectant pas la loi générale sur la migration 285‑04.
Le dimanche suivant, 302 autres Haïtiens ont été renvoyés depuis le point de contrôle de Dajabón, soulignant la continuité des actions de la Dgm. Selon les autorités dominicaines, ces mesures sont déployées « de manière soutenue » grâce à des renseignements, des contrôles d’immigration et une coopération étroite avec les agences de sécurité et de défense, notamment dans les provinces frontalières les plus fréquentées.
Réactions et dénonciations
Dans le même temps, la plateforme Groupe d’appui aux rapatriés et aux réfugiés (Garr) a condamné la mort d’un migrant haïtien de 22 ans, Clerger Rodler, abattu par un agent de l’immigration à Villa Playboy, Verón, Punta Cana, lors de l’opération du 3 octobre. Garr qualifie cet acte d’« odieux » et accuse les forces d’immigration dominicaines de mépris envers la vie des migrants haïtiens. La plateforme a appelé les autorités haïtiennes à ouvrir une enquête afin que justice soit rendue.
Ces événements relancent le débat sur la gestion des flux migratoires entre les deux pays et sur le respect des droits humains des migrants. Les autorités dominicaines affirment que les déploiements resteront nationaux afin de renforcer leur capacité à répondre à la migration irrégulière, tout en appliquant les protocoles légaux en vigueur.
Source : AlterPresse
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