Le ministre de l'Éducation, Vijonet Demero, a reconnu que la première semaine de l'année scolaire 2026-2027 a été marquée par une participation très limitée dans plusieurs départements, notamment l'Ouest et l'Artibonite.
Statistiques de fréquentation
Dans le département de l’Ouest, près de deux tiers des élèves n’ont pas repris les cours, tandis qu’à l’Artibonite, un élève sur deux était absent des établissements scolaires. Ces chiffres reflètent l’impact persistant de la violence des gangs sur la fréquentation des écoles.
Position du ministère face à la sécurité
Le ministre a indiqué que le ministère ne souhaite pas distinguer les zones « non‑droit » des zones jugées sécurisées, estimant que la classification sécuritaire ne doit pas conditionner l’accès à l’éducation. Il a souligné que l’éducation dépend de multiples acteurs étatiques, y compris la justice pour la sécurité publique et l’agriculture pour les programmes de cantine.
Mesures d’accompagnement
Pour atténuer les effets de l’insécurité, le gouvernement a distribué des ouvrages, des kits scolaires et des uniformes, et a accordé une allocation aux parents d’écoles communales, communautaires, nationales et presbytériennes. Des ONG complètent ces efforts en soutenant les familles les plus vulnérables. Le ministre rappelle que l’apprentissage à distance reste une option pour franchir les barrières sécuritaires et socio‑économiques.
Situation dans les zones moins touchées
Dans les départements où la violence est moindre, la rentrée est jugée réussie : le Sud a enregistré une participation de 70 % dès la première semaine. Le ministère a nommé 1 116 enseignants depuis 2020 et prévoit un ajustement salarial cette année, ainsi que la distribution de cartes de débit dans plusieurs districts scolaires.
Le ministre a réaffirmé la détermination du gouvernement à garantir le droit à l’éducation, même dans les zones les plus précaires, en s’appuyant sur la motivation des parents et sur les dispositifs d’appui déjà mis en place.
Source : Radio Métropole
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