Depuis le 6 janvier, le Regroupement des Enseignants pour la Défense et la Réforme du Système Éducatif Haïtien (REDRESEH) est en grève pour exiger des améliorations dans le secteur de l'éducation. Lors d'une conférence de presse tenue mercredi, le syndicat a réaffirmé sa détermination à poursuivre la mobilisation jusqu'à ce que le gouvernement réponde aux revendications des enseignants.
Le dialogue au point mort
Mercredi 12 février 2025 - Dominique Wilnord, porte-parole du REDRESEH, a dénoncé l'inaction du ministre de l'Education nationale, Antoine Augustin, face aux doléances du corps enseignant. Parmi les principales revendications figurent une revalorisation salariale, l'intégration des enseignants en attente de nomination depuis plus de cinq ans et la mise en place d'une couverture maladie.
Malgré plusieurs semaines de mobilisation, aucune avancée concrète n'a été enregistrée. Dominique Wilnord a rejeté toute idée de trêve proposée par les autorités, insistant sur le fait que la grève se poursuivra jusqu'à ce que des mesures concrètes soient prises.
Conditions de travail précaires
Le REDRESEH dénonce les conditions de travail précaires des enseignants haïtiens, qui sont privés de sécurité sociale et de salaires décents. Selon le syndicat, cette situation affecte non seulement le bien-être des enseignants, mais compromet également la qualité de l'éducation en Haïti.
Face à cette impasse, les grévistes appellent la population et les autres acteurs du secteur de l'éducation à leur apporter leur soutien actif afin d'obtenir un système plus juste et plus efficace.
Si le gouvernement persiste dans son immobilisme, la REDRESEH assure que la mobilisation s'intensifiera. "Le changement ne peut se faire sans une implication collective", insiste le syndicat, qui en appelle à la solidarité nationale pour faire pression sur les autorités.