La ville de Gros-Morne, dans l’Artibonite, vit une période d’instabilité prolongée depuis les affrontements du 28 septembre 2026. Selon les informations disponibles, les violences ont fait 18 morts dans plusieurs localités de la commune, plongeant la communauté dans le deuil et la peur.
Dans les jours qui ont suivi, les membres de la Force de répression des gangs se sont installés au centre‑ville dès le 29 septembre. Malgré leur présence, aucune opération d’envergure n’a encore été lancée contre le groupe Kokorat San Ras, qui continue de contrôler le secteur de Ti Bwadòm. Les conducteurs de voitures et de motos y sont contraints de payer des droits de passage, un prélèvement qui alourdit le quotidien des habitants.
Impact sur la vie quotidienne
Les écoles et les commerces de Gros‑Morne sont restés fermés pendant toute la semaine qui a suivi les faits, et la circulation a été fortement réduite. Cette paralysie économique affecte les revenus des commerçants et limite l’accès aux services essentiels pour la population.
Face à cette situation, le Conseil exécutif intérimaire de la ville a adressé une requête au haut commandement de la Police nationale d’Haïti. Les autorités locales demandent le renforcement du commissariat, notamment par l’arrivée de véhicules blindés, afin de garantir la sécurité des habitants et de dissuader les actions du gang.
Parallèlement, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales est pressé d’intervenir pour soutenir les familles des victimes, qui se retrouvent sans ressources et confrontées à des besoins urgents.
Alors que la tension demeure, la communauté de Gros‑Morne attend des réponses concrètes des institutions nationales. Le renforcement des forces de l’ordre et l’accompagnement des familles touchées restent les priorités exprimées par les représentants locaux.
Source : AlterPresse
AlterPresse