Dans le cadre de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, Haïti a multiplié les initiatives visant à faciliter l’obtention de ressources financières pour le climat. Le ministre de l’Environnement, Valéry Fils‑Aimé, a tenu un entretien avec Mafalda Duarte, directrice exécutive du Fonds vert pour le climat (FVC), au cœur de la Climate Week NYC 2026.
Objectifs de la rencontre
Les discussions ont porté sur trois axes principaux : la conception de projets jugés « bancables », le renforcement des compétences nationales en matière d’évaluation climatique, et la mobilisation d’investissements privés et publics. Le ministre a souligné la nécessité d’un accompagnement technique pour le Système national d’évaluation et de suivi des pertes et préjudices climatiques (SYNEPP), un dispositif destiné à consigner les impacts du réchauffement sur le territoire haïtien.
Le SYNEPP, encore en phase de mise en œuvre, doit permettre d’améliorer la qualité des données disponibles et de soutenir la préparation de dossiers de financement. Selon le communiqué officiel, une meilleure maîtrise de ces informations faciliterait la structuration de projets et l’accès aux mécanismes de financement international.
Appui du Réseau de Santiago
Parallèlement, le ministre a présenté à New York les démarches engagées auprès du Réseau de Santiago, qui vise à fournir une assistance technique pour rendre opérationnel le SYNEPP. Cette coopération s’inscrit dans les priorités annoncées par le Premier ministre Alix Didier Fils‑Aimé, qui place la résilience climatique au cœur de son programme gouvernemental.
Les échanges ont également abordé les outils nationaux nécessaires à la planification, au suivi et à l’évaluation des projets climatiques, ainsi que les perspectives de financement à moyen terme. Les deux parties ont convenu de poursuivre le dialogue afin d’identifier des sources de financement supplémentaires et de renforcer les capacités institutionnelles haïtiennes.
Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info