L'Union de Parents d'Élèves Progressistes d’Haïti (UPEPH) a exprimé, le 22 septembre 2026, de vives réserves quant aux modalités de remise des chèques de salaire aux enseignants des écoles publiques. Selon l'organisation, les fonctionnaires sont contraints de se déplacer vers le lycée Anténor Firmin, à Port‑au‑Prince, alors que leurs établissements se situent dans des zones où la sécurité reste précaire.
Itinéraires imposés et zones concernées
Des enseignants affectés à Croix‑des‑Bouquets, Dumay, Breda de Canaan, Thomazeau, Cornillon‑Grand‑Bois, Ganthier, Fonds‑Parisien, Arcahaie, Cabaret, Montrouis et Carrefour ont été invités à se présenter au lycée les 21 et 22 septembre. Par ailleurs, le personnel des écoles nationales de Gressier et de Carrefour devait se rendre sur place les 24 et 25 septembre. Ces déplacements, jugés indispensables pour la remise des chèques, exposent les agents à des risques accrus d’insécurité, selon l'UPEPH.
L'organisation rappelle que le ministère des Finances avait déjà organisé des opérations similaires dans les bureaux de la Direction départementale de l’Ouest, notamment à Delmas 75 et Delmas 83, où les employés étaient soumis à la prise d’empreintes digitales et à la photographie.
Demandes de l'UPEPH
Face à ces constats, l'UPEPH sollicite le ministère afin qu’il reporte toute nouvelle collecte de chèques jusqu’à ce que les conditions de sécurité s’améliorent. L'association insiste sur la responsabilité du ministère, qui pourrait être engagée en cas d’incident survenu lors de ces déplacements.
Cette prise de position intervient dans un contexte où l’insécurité continue de perturber les services publics et les déplacements quotidiens dans plusieurs régions du pays. L'UPEPH invite les autorités à intégrer ces réalités dans la planification des paiements, afin de garantir la protection du personnel enseignant.
Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info