Le recensement des électeurs en Haïti avance, mais les chiffres restent bien en deçà du million attendu. Au 21 septembre 2026, les autorités annoncent entre 628 755 et 637 321 personnes inscrites, selon les données relayées par les médias locaux.
Un contexte difficile
Le déroulement du processus d’inscription se fait dans un environnement marqué par l’insécurité et des difficultés de déplacement. De nombreux citoyens rencontrent des obstacles logistiques pour se rendre aux centres d’enregistrement, ce qui limite naturellement le nombre d’inscriptions.
Facteurs de la faible mobilisation
Wilnor Joseph, spécialiste en science politique, souligne que plusieurs éléments concourent à ce résultat. Il cite la méfiance envers les institutions, les doutes sur la crédibilité du scrutin à venir et les contraintes liées à la sécurité comme des raisons majeures. Toutefois, il précise qu’il serait prématuré de qualifier la situation de boycott, les données ne permettant pas d’établir une intention de rejet du processus.
Le manque d’information et la difficulté d’accès aux bureaux d’inscription sont également mentionnés comme des freins importants. Dans ces conditions, l’absence d’inscription ne reflète pas nécessairement un désintérêt, mais plutôt des contraintes concrètes auxquelles la population doit faire face.
Enjeux pour les autorités
Les prochains jours seront décisifs pour observer l’évolution du registre. Les responsables électoraux devront renforcer la communication, faciliter l’accès aux points d’inscription et rassurer la population quant à la transparence du scrutin. La capacité à mobiliser davantage d’électeurs dépendra largement de la manière dont ces défis seront adressés.
Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info







