Ce lundi 25 novembre 2024, le Ministère à la Condition Féminine et des Droits de la Femme et le Bureau Intégré des Nations Unies (BINUH) ont lancé 16 jours d'activités pour commémorer la Journée Internationale pour l'Elimination de la Violence à l'égard des Femmes et des Filles.
Sous le thème "Goumen kont vyolans sou fanm ak tifi, ranmase fòs ou, aji", les Nations unies ont décidé de proclamer le 25 novembre Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, suite à l'assassinat des sœurs Mirabal pendant la dictature en République dominicaine.
Selon les chiffres de l'ONU, 85 000 femmes ont été tuées intentionnellement en 2023. Le foyer reste "l'endroit le plus dangereux" pour elles, puisque 60% ont été tuées par "leur conjoint ou d'autres membres de la famille". Une femme est tuée par un proche toutes les dix minutes dans le monde. De nombreuses victimes de féminicides ont fait état de violences physiques, sexuelles ou psychologiques avant leur décès, selon les données disponibles dans certains pays, dont la France, "ce qui laisse penser que de nombreux meurtres pourraient être évités", souligne l'étude de l'ONU.
La violence à l'égard des femmes et des filles reste l'une des violations des droits de l'homme les plus répandues dans le monde. Dans le monde, près d'une femme sur trois a été victime de violences physiques et/ou sexuelles de la part d'un partenaire intime, de violences sexuelles de la part d'un autre partenaire, ou des deux, au moins une fois dans sa vie.
La représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies, Maria Isabel Salvador, a réaffirmé l'engagement des Nations unies à soutenir Haïti dans ses efforts pour éradiquer la violence fondée sur le genre et protéger les droits des femmes et des filles. Elle a appelé au renforcement des cadres juridiques afin que chaque femme et chaque fille puisse vivre à l'abri de la violence.
En outre, les femmes et les filles d'Haïti méritent un avenir sûr, où elles peuvent accéder à l'éducation, exercer leurs droits et contribuer pleinement à la reconstruction de leur pays", a poursuivi le chef de l'UNIHRO.
La violence sexiste reste une tragédie quotidienne pour un trop grand nombre de femmes et de filles en Haïti. La représentante et directrice de l'UNIHRO, Maria Isabel Salvador, appelle à briser le cycle de la violence et à trouver des solutions durables.
Selon le rapport de l'ONU, les Caraïbes, l'Amérique centrale et l'Afrique sont les régions où le nombre de ces crimes est le plus élevé, devant l'Asie.