mardi 29 septembre 2026

La Coalition des Forces Républicaines exige une gouvernance de transition renforcée pour préparer les élections haïtiennes de 2026

La CFR, regroupant 44 formations, propose une nouvelle gouvernance de transition, la sécurisation des routes et un sommet politique international afin de créer les conditions nécessaires aux scrutins prévus fin 2026.

La Coalition des Forces Républicaines exige une gouvernance de transition renforcée pour préparer les élections haïtiennes de 2026
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La Coalition des Forces Républicaines (CFR), qui se compose de quarante‑quatre partis et organisations, a publié le 20 septembre une prise de position appelant à une refonte de la gouvernance de transition en Haïti. Selon la coalition, l’insécurité généralisée et la crise humanitaire rendent impossible l’organisation d’élections libres et transparentes à la fin de l’année 2026.

Insécurité et crise humanitaire

La CFR souligne une recrudescence des enlèvements et l’expansion du contrôle territorial par des groupes armés. Elle estime que ces faits compromettent la préparation du scrutin. La coalition avance que près de 1,6 million de personnes sont déplacées à l’intérieur du pays et que 6,5 millions d’Haïtiens vivent dans une situation de détresse alimentaire, des chiffres qui, même s’ils diffèrent légèrement des données publiées en mai 2026, illustrent l’ampleur de la crise.

Critiques du gouvernement de transition

Le document reproche au Premier ministre Alix Didier Fils‑Aimé de ne pas avoir rétabli les conditions sécuritaires requises et de ne pas avoir respecté la neutralité prévue par le Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections. La coalition dénonce également la création d’une plateforme politique par le chef du gouvernement, qu’elle juge source de méfiance entre les autorités de transition, les partis politiques et la société civile. Enfin, elle estime que la participation du Premier ministre à la 81e Assemblée générale des Nations Unies aurait dû être précédée d’une concertation avec les forces politiques et sociales du pays.

Propositions de la CFR

Quatre axes sont avancés pour relancer le processus électoral :

  • Instaurer une nouvelle gouvernance de transition équilibrée afin de restaurer la confiance entre les différents acteurs.
  • Débloquer et sécuriser les routes nationales pour faciliter les déplacements et le bon déroulement du processus électoral.
  • Conserver le Conseil électoral provisoire (CEP) actuel afin de garantir la continuité des travaux électoraux.
  • Organiser un sommet politique international réunissant le gouvernement, les partis, la société civile ainsi que les organisations régionales et internationales (CARICOM, ONU, OEA, OIF) pour définir le décret électoral et le calendrier des scrutins.

La CFR précise qu’elle ne demande pas la dissolution du CEP, mais insiste sur la nécessité d’établir des garanties politiques, institutionnelles et sécuritaires avant toute tenue du vote. Elle continue de participer aux consultations en cours avec d’autres formations, dont Tèt Ansanm Pou Ayiti, sur les thèmes de la sécurité, de la gouvernance et du fonctionnement de l’exécutif.


Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info