Le décès de Daphy Michel, ressortissante haïtienne de 31 ans, survenu le 1er mars 2026 à Pittsburgh, a relancé le débat sur les procédures de libération des personnes détenues par l'U.S. Immigration and Customs Enforcement (ICE). Le bureau du médecin légiste du comté d'Allegheny a conclu à une mort par hypothermie et a classé le cas comme homicide médico-légal.
Des circonstances controversées
Libérée le 27 février 2026 après une détention fédérale, Daphy Michel aurait reçu un dispositif de surveillance électronique et aurait été déposée à environ 40 kilomètres de son domicile de Charleroi, dans le comté de Washington. Selon les déclarations de la famille, la jeune femme, souffrant de troubles mentaux non traités et confrontée à une barrière linguistique importante, aurait été remise à la rue vêtue de vêtements légers alors que les températures étaient en forte baisse.
Le médecin légiste, dans un communiqué publié en juin, a qualifié Michel d'« adulte vulnérable », soulignant l'absence de prise en compte de ses besoins spécifiques au moment de la libération. La famille estime que les autorités n'ont pas évalué adéquatement les risques liés à son état de santé et à la météo, ce qui aurait contribué à son décès.
En réponse, les proches de la défunte envisagent d'engager une procédure judiciaire contre le gouvernement fédéral, invoquant une négligence dans la gestion de la sortie de détention et le non-respect des obligations de protection envers une personne en situation de grande vulnérabilité.
Daphy Michel était entrée légalement aux États-Unis et attendait une décision sur sa demande d'asile. Son cas intervient alors que les politiques migratoires américaines à l'égard des Haïtiens sont en pleine mutation, notamment après la suppression du Temporary Protected Status (TPS) par l'État de Washington, affectant des centaines de milliers de personnes originaires d'Haïti.
Source : AlterPresse
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