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1 novembre 2026Version complète du site
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La Pohdh exige la protection des civils lors des opérations anti‑gangs

La Plateforme haïtienne des droits humains réclame aux autorités de garantir la sécurité des populations affectées par les récentes actions contre les gangs, notamment à Gros‑Morne.

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Dans une note datée du 12 octobre 2026, la Plateforme des organisations haïtiennes des droits humains (Pohdh) a appelé les autorités à placer la vie humaine au centre de la lutte contre la violence armée. Le texte, transmis à AlterPresse, rappelle que le Premier ministre, également président du Conseil supérieur de la police nationale (Cspn), doit assurer la sécurité de la population et que la Police nationale d’Haïti (Pnh) ainsi que le pouvoir judiciaire sont tenus de répondre à la situation alarmante du pays.

Violences récentes et déplacements massifs

La Pohdh a dénoncé l’attaque du gang Kokorat San Ras contre la commune de Gros‑Morne, dans l’Artibonite, du 28 septembre au 5 octobre 2026. Selon l’organisation, cette offensive a fait plus de onze morts et contraint plus de huit mille habitants à fuir leurs domiciles. L’incident est intervenu peu après une opération éclair de la Force de répression des gangs (Frg) à Ti Bwadòm, ciblant le même groupe criminel, mais la plateforme a pointé de graves lacunes dans la planification et la coordination de cette intervention.

Des épisodes antérieurs ont également été rappelés : les attaques de juillet‑août 2026 contre la commune de Kenscoff auraient fait plus de cent soixante victimes, tandis que l’incursion à Gressier du 17 au 21 août 2026 aurait entraîné la mort d’une vingtaine de personnes et le déplacement de plusieurs centaines d’habitants.

Ces faits, qualifiés de violations graves des droits humains – droit à la vie, à la sécurité, à l’intégrité physique – ont conduit la Pohdh à exprimer sa solidarité avec les familles des victimes et à réitérer son exigence de protection pour les civils.

En outre, la plateforme a dénoncé l’impunité et la corruption au sein de l’État, soulignant que le détournement de fonds publics alimente les violences structurelles et affaiblit les institutions, notamment la justice, qu’elle décrit comme minée par la corruption.


Source : AlterPresse
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Journaliste et contributeur de alaminuteinfo.com.

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