Lors d’une séance du Conseil de sécurité des Nations unies le 14 octobre 2026, la Fédération de Russie a exprimé son mécontentement à l’égard du régime de sanctions actuellement appliqué à Haïti. Selon Moscou, les mesures en place n’atteignent pas leurs objectifs et sont entravées par le non‑respect des restrictions par les pays fournisseurs d’armes illicites.
Position de la Russie
Le représentant russe a souligné que, malgré le renouvellement du régime pour une année supplémentaire, les sanctions restent largement inefficaces. La Russie a abstenu lors du vote qui a abouti à l’adoption de la résolution, le texte ayant recueilli quatorze voix favorables et aucune opposition.
Réaction de la Chine
De son côté, la Chine a appelé les États membres à prendre des mesures immédiates pour combattre le trafic d’armes à la source. Pékin a insisté sur la nécessité d’un examen rigoureux des faits avant d’inscrire de nouveaux acteurs sur les listes de sanctions, rappelant que les autorités haïtiennes portent la première responsabilité dans la lutte contre l’impunité et la corruption.
Le régime de sanctions, tel que réaffirmé par l’ONU, comprend un embargo complet sur les armes, des interdictions de voyage et le gel des avoirs des personnes ou entités jugées menaçantes pour la paix, la sécurité ou la stabilité du pays.
Prolongation du mandat d’experts
Parallèlement, le mandat du groupe d’experts des Nations unies chargé d’assister le Comité des sanctions a été prolongé de treize mois, afin de renforcer le suivi et l’évaluation des mesures en place.
Le projet de résolution a été rédigé conjointement par le Panama et les États-Unis, reflétant un effort multilatéral pour ajuster le cadre sanctionnaire malgré les divergences exprimées par la Russie et la Chine.
Source : AlterPresse
AlterPresse