La montée en puissance des groupes armés continue de perturber la vie quotidienne à Port-au-Prince. Cette fois-ci, c'est le secteur universitaire qui en fait les frais. Face à l'insécurité persistante, la Faculté des Sciences Humaines (FASCH) a annoncé la suspension de toutes les activités administratives et académiques jusqu'au 31 mars 2025. Cette décision a été prise pour protéger la communauté universitaire, alors que la violence des gangs augmente aux abords de l'avenue Christophe.
La fermeture temporaire de cette partie de l'Université d'État d'Haïti (UEH) illustre l'impact direct de l'insécurité sur l'éducation. Les étudiants et les enseignants, déjà confrontés à de nombreuses difficultés, doivent maintenant faire face à une menace constante qui met en péril leur avenir académique. L'inquiétude grandit quant à la possibilité d'un retour à la normale, alors que la situation sécuritaire ne cesse de se dégrader.
Il reste à voir si, d'ici le 31 mars, les autorités compétentes auront la capacité et la volonté de repousser les criminels qui assiègent les alentours de la faculté. Plusieurs générations d'étudiants ont été formées ici, et voir cette institution paralysée par la violence est un coup dur pour l'enseignement supérieur en Haïti.
Ce nouvel épisode de fermeture d'universités s'ajoute à la longue liste des perturbations causées par l'insécurité. Sans une intervention ferme et efficace de l'État, l'avenir de l'éducation en Haïti semble plus incertain que jamais.