À moins de trois mois du scrutin prévu le 13 décembre 2026, le Bureau de Consultation et de Recherches en Légistique (BUCREL) a publié une note le 3 septembre, soulevant des doutes quant à la capacité du Conseil électoral provisoire (CEP) à honorer le calendrier établi.
Des échéances repoussées et un chevauchement inquiétant
Le CEP a récemment allongé plusieurs phases du processus. L’inscription en ligne des candidats se poursuit jusqu’au 20 septembre, suivie du dépôt des pièces le 22. L’examen des dossiers s’étend jusqu’au 28, date à laquelle la liste préliminaire des candidats doit être communiquée, avant la publication finale le 14 octobre. Or, le BUCREL signale que la campagne électorale, prévue à partir du 5 octobre, se superpose à la période de traitement des contestations, créant un risque de confusion et de retards.
Une mobilisation électorale en demi‑vitesse
Le registre des électeurs, censé être complété en 86 jours, n’a enregistré que 450 000 inscriptions après plus de la moitié du délai, selon les données du BUCREL. Le potentiel électoral, estimé à près de 6,5 millions d’habitants par l’Office national d’identification, reste largement sous‑représenté. Les responsables attribuent ce ralentissement à l’insécurité qui entrave les déplacements des citoyens et le fonctionnement des bureaux d’inscription.
Des incertitudes autour de la ratification populaire
Le même texte met en avant le manque d’informations disponibles concernant les dispositions constitutionnelles qui seront soumises au vote simultané le 13 décembre. Le temps dédié à l’information et au débat public se réduit à l’approche du scrutin, ce qui, selon le BUCREL, compromet la capacité des électeurs à comprendre les enjeux.
En conclusion, le BUCREL ne prononce pas d’impossibilité définitive, mais sollicite le CEP pour publier un état détaillé de l’avancement des principales étapes, incluant les retards constatés, les zones où l’insécurité persiste et les mesures prises pour garantir la cohérence du calendrier. Une telle transparence, estime le bureau, est indispensable pour confirmer la faisabilité du scrutin et la crédibilité du processus électoral.
Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info