Le gouvernement canadien a dévoilé ce mercredi une série de sanctions contre cinq hauts responsables iraniens ainsi que cinq entités affiliées à l’État. Selon le ministère des Affaires étrangères, les personnes et organisations visées auraient joué un rôle direct dans la surveillance numérique, la censure, les violences illégales, les détentions arbitraires et l’intimidation exercées contre la dissidence en Iran.
Les mesures comprennent des restrictions sur les transactions financières avec les personnes désignées et peuvent entraîner l’interdiction d’entrée sur le territoire canadien. Cette décision s’inscrit dans la continuité d’une politique de sanctions engagée par Ottawa depuis 2022, qui a déjà ciblé plusieurs responsables politiques, sécuritaires et entités iraniennes pour des violations des droits humains.
Contexte des tensions en Iran
Les sanctions arrivent alors que l’Iran traverse une période de fortes tensions sociales. Des manifestations déclenchées par la hausse du coût de la vie se sont transformées en un mouvement de contestation plus large contre le gouvernement. Les autorités iraniennes ont communiqué que plus de 3 000 personnes seraient mortes lors de ces troubles, attribuant la violence à des actes terroristes orchestrés, selon elles, par les États-Unis et Israël.
Des organisations de défense des droits humains basées à l’étranger contestent cette version officielle et pointent la répression exercée par les forces de l’ordre iraniennes comme principale cause des décès. Elles soulignent que les sanctions canadiennes visent précisément les acteurs impliqués dans ces pratiques répressives.
En renforçant son dispositif de sanctions, le Canada réaffirme son engagement à soutenir les droits fondamentaux et à tenir pour responsables les acteurs qui, selon lui, participent à la suppression de la liberté d’expression et à la persécution des opposants en Iran.
Source : Vant Bèf Info
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