Le vendredi 21 mars, le gouvernement canadien a annoncé des sanctions contre trois personnalités haïtiennes accusées d'avoir contribué à l'instabilité du pays. Dimitri Hérard, ancien chef de l'Unité de sécurité générale du Palais national (USGPN), Jeantel Joseph, ancien directeur général de l'Autorité nationale des aires protégées (ANAP), et Jeff Larose, chef de gang opérant à Canaan, font désormais l'objet de mesures restrictives imposées par Ottawa.
Ces sanctions interdisent aux trois hommes d'entrer sur le territoire canadien et toute transaction financière avec des entités canadiennes. En outre, leurs avoirs au Canada seront gelés, conformément aux mesures prises par le gouvernement de Justin Trudeau dans le cadre de sa politique de pression contre ceux qui alimentent la violence en Haïti.
"Le Canada reste déterminé à soutenir Haïti et son peuple. Nous exhortons la communauté internationale à se joindre au Canada pour demander des comptes à ceux qui alimentent la violence et l'instabilité en Haïti", a déclaré Mélanie Joly, ministre des Affaires étrangères du Canada.
Cette décision s'inscrit dans une série d'initiatives prises par Ottawa pour sanctionner des individus et des entités accusés d'exacerber la crise sécuritaire et politique en Haïti. Depuis plusieurs années, le pays est confronté à la montée en puissance de bandes armées qui contrôlent une grande partie du territoire, plongeant la population dans une situation humanitaire alarmante.
A l'heure où la communauté internationale tente de coordonner une réponse à la crise haïtienne, ces nouvelles sanctions témoignent de la volonté du Canada d'accroître la pression sur ceux qu'il considère comme impliqués dans la déstabilisation du pays.