Neuf dirigeants et représentants de groupements politiques ont adressé, via leurs avocats, une mise en demeure au Conseil électoral provisoire (CEP). Ils réclament la divulgation, sous trois jours, des partis, groupements ou regroupements ainsi que leurs chefs qui auraient utilisé leurs noms, prénoms et numéros d’identification nationale unique (NINU) dans le cadre de l’inscription obligatoire de 30 000 membres, condition requise pour participer aux prochaines élections.
Origine de la demande
Les requérants se fondent sur un procès‑verbal de constat établi le 11 septembre 2026 par un juge de paix de Pétion‑Ville. Ce document, mentionné dans un rapport daté du 14 septembre 2026, indique que leurs données personnelles ont été exploitées par des tiers non identifiés. Aucun des responsables n’a donné son accord pour cette utilisation, ce qui soulève des questions de légalité et de transparence.
Réaction du CEP et menaces de poursuites
Dans leur lettre, les avocats des neuf responsables demandent au CEP de fournir rapidement la liste des entités concernées et d’expliquer les mécanismes qui ont conduit à l’usage de ces informations. Ils avertissent que, sans réponse dans le délai imparti, ils envisageront des actions en justice pour usurpation d’identité, faux et usage de faux, ainsi que pour abus d’autorité.
Cette requête intervient dans un contexte électoral déjà tendu, où la confiance dans les institutions est mise à l’épreuve. La divulgation des noms pourrait permettre aux parties concernées de se défendre ou de clarifier leur position, tout en offrant aux citoyens une meilleure visibilité sur la protection de leurs données personnelles.
Le CEP n’a pas encore commenté la demande. Les observateurs attendent une réponse qui pourrait influencer le climat de confiance autour du processus électoral et la perception de la gestion des données personnelles par les autorités haïtiennes.
Source : AlterPresse
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