Le chef du groupe criminel 400 Mawozo, connu sous le pseudonyme « Lanmò San Jou », a envoyé une missive de deux pages au secrétaire général des Nations unies, António Guterres, le 1er novembre. Dans cette lettre, il exprime la crainte que le déploiement de renforts salvadoriens ne déclenche des représailles contre la population civile et se montre disposé à déposer les armes, tout en renvoyant la discussion sur ses exigences à une éventuelle commission de paix.
Le 2 novembre, le Secrétariat de l’ONU a confirmé la réception du courrier signé par Wilson Joseph. Le porte‑parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a immédiatement précisé que la simple réception d’une lettre ne confère aucune reconnaissance à son auteur, ne cautionne pas son contenu et n’engage pas l’organisation sur le fond. Aucun mandat de médiation ni aucune ouverture de pourparlers n’ont été annoncés.
Contexte sécuritaire
Cette initiative intervient alors que les affrontements s’intensifient dans la plaine du Cul‑de‑Sac depuis la disparition, le 18 octobre, de quatre techniciens de l’aviation salvadorienne. Le groupe de Wilson Joseph, implanté à Croix‑des‑Bouquets, est réputé pour ses enlèvements ; en octobre 2021, les 400 Mawozo avaient pris en otage 17 personnes, dont cinq enfants, au sein d’une mission de missionnaires américains et canadiens. Le chef du gang est actuellement inculpé aux États-Unis pour prise d’otages.
Sur le plan militaire, la majorité des soldats salvadoriens déployés en renfort opèrent en dehors de la Force de répression des gangs et échappent ainsi au mandat du Bureau d’appui des Nations unies en Haïti. Le porte‑parole a rappelé que les communautés haïtiennes subissent directement les violences et que toute opération de sécurité doit respecter le droit international applicable.
Source : Vant Bèf Info
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