Face à une insécurité persistante et à l’incertitude qui entoure l’organisation des prochaines scrutins, le Collectif Kenbe Kapò w lance un appel à la reprise du dialogue national. Le mouvement, qui regroupe plusieurs acteurs de la société haïtienne, insiste sur la nécessité d’un consensus afin de rétablir les bases d’un ordre démocratique fonctionnel.
Dans une note de presse diffusée le 13 octobre à Cap‑Haïtien, le collectif a exprimé ses doutes quant à la neutralité du gouvernement dirigé par Alix Didier Fils‑Aimé et à l’autonomie du Conseil électoral provisoire (CEP). Selon les responsables du groupe, les autorités doivent passer des annonces à des actions concrètes.
Exigences principales
Le texte réclame la mise en place, d’ici la fin de l’année, d’une nouvelle équipe gouvernementale capable de restaurer la sécurité dans les rues et de créer les conditions nécessaires à des élections crédibles. Le collectif demande également que le CEP bénéficie d’une pleine indépendance ainsi que des ressources suffisantes pour mener à bien sa mission.
Parallèlement, le groupe propose de réduire le nombre de ministères afin de limiter les dépenses publiques jugées non prioritaires. Herno Thelemaque, porte‑parole politique et stratégique du collectif, souligne que le dialogue et la responsabilité doivent désormais guider les décisions pour sortir le pays de l’impasse actuelle.
Ces revendications s’inscrivent dans un contexte où la population ressent de plus en plus le poids de l’insécurité quotidienne et l’incertitude quant à la tenue des élections. Le Collectif Kenbe Kapò w espère ainsi mobiliser les différents secteurs – institutions, société civile et partenaires internationaux – autour d’un projet commun de stabilité et de transparence.
Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info