Hier, l'Assemblée du Conseil de sécurité des Nations unies a adopté une résolution qui prolonge d'une année le régime de sanctions imposées à Haïti. Les mesures comprennent un embargo complet sur les armes, une interdiction de voyager pour certains individus et le gel de leurs avoirs. Le texte prolonge également de treize mois le mandat du groupe d'experts chargé d'assister le comité des sanctions.
Réactions des États membres
Jennifer Locetta, représentante permanente adjointe des États-Unis auprès de l'ONU, a salué la décision. Elle a précisé que l'embargo sur les armes n'affecte pas les ventes, la fourniture ou le transfert d'armes destinés aux forces gouvernementales haïtiennes, ni les formations visant à renforcer la paix et la sécurité.
Le représentant du Panama, co‑rédacteur de la résolution, a rappelé les liens documentés entre certains secteurs de l'élite haïtienne et les groupes armés qui contrôlent le pays. Il a appelé à élargir les listes de sanctions pour inclure les personnes qui profitent de leur influence afin de financer ces bandes, et a souligné l'importance de l'embargo sur les armes comme outil essentiel pour endiguer la violence.
Le représentant de la France a mis l'accent sur la nécessité d'accélérer le déploiement de la Force de Répression des Gangs (FRG) afin qu'elle devienne opérationnelle rapidement. Il a également insisté sur le renforcement des mesures visant à couper les flux illégaux d'armes, de munitions et de financements qui alimentent les grands gangs, ainsi que sur la lutte contre les détournements de fonds publics.
Par ailleurs, la communauté internationale a réitéré son soutien à la population haïtienne et a exhorté le gouvernement d'Haïti à adopter un décret réglementant l'exploitation des anguilles, un commerce qui, selon les autorités, alimente les groupes armés et prive le pays de ressources précieuses.
Source : Radio Métropole
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