Le Conseil présidentiel de transition (CPT) a salué la récente décision américaine de classer les gangs armés haïtiens comme des organisations terroristes, qualifiant cette décision de "pas dans la bonne direction". Dans un communiqué publié ce dimanche 4 Mai, le CPT a réaffirmé sa position ferme contre toutes les formes de criminalité, déclarant qu'il ne tolérerait ni "bandits en sandales" ni "bandits en cravates".
Le CPT a rappelé qu'il avait déjà demandé au gouvernement de prendre des mesures contre toutes les personnes sanctionnées par la communauté internationale. Il a également exprimé sa volonté de collaborer avec les pays souhaitant aider Haïti à lutter contre les gangs et la criminalité transnationale.
Cette déclaration intervient alors que la situation sécuritaire en Haïti reste préoccupante. Le CPT a récemment condamné avec véhémence les actes de banditisme perpétrés contre la population de Gressier, promettant de lancer prochainement une "machine de guerre" contre l'insécurité afin de mettre les criminels hors d'état de nuire.
Le Conseil a également exprimé son indignation face aux actes de violence à Gressier, soulignant la nécessité urgente d'éradiquer le banditisme pour assurer la sécurité de tous les Haïtiens.
En outre, le CPT a salué le courage et le dévouement des forces de l'ordre dans la lutte contre le banditisme organisé, tout en condamnant fermement les violations des droits de l'homme, telles que l'incident à Delmas 33 où des personnes blessées ont été abattues par les forces de l'ordre.
Le Conseil présidentiel de transition réitère son engagement à rétablir la sécurité et l'ordre en Haïti, appelant à une collaboration étroite entre la population et les forces de l'ordre pour éradiquer l'insécurité.