Le Premier ministre a annoncé ce lundi la mise en place de couvre‑feux partiels dans plusieurs agglomérations françaises, à la suite d’un week‑end marqué par des affrontements, des incendies et des actes de pillage. La décision a été prise lors d’une réunion de crise, après que les forces de l’ordre aient été confrontées à des débordements qui ont éclipsé les manifestations prévues contre la hausse du coût de la vie.
Les autorités locales recevront la liste définitive des villes concernées dans l’après‑midi, après consultation des maires. Parmi les localités déjà mentionnées, Marseille verra l’interdiction de rassemblements entre midi et vingt heures le lundi, tandis que la commune frontalière de Denain instaurera un couvre‑feu nocturne jusqu’à dimanche soir.
Le président a reconnu des lacunes dans la gestion policière des violences et a appelé à l’adoption de nouvelles méthodes opérationnelles pour mettre fin aux barricades et aux actes de pillage. Le ministre de l’Intérieur a précisé que les restrictions n’affecteront pas le match de Ligue des champions prévu entre le Paris Saint‑Germain et Barcelone mardi prochain.
Contexte et réactions
Les troubles ont débuté samedi, lorsque des manifestants ont exprimé leur mécontentement face à la hausse du coût de la vie. Les affrontements se sont intensifiés dimanche soir, entraînant des incendies et des dégradations dans plusieurs grandes villes. Les forces de l’ordre ont été critiquées pour leur réponse jugée insuffisante, ce qui a conduit le chef du gouvernement à demander aux préfets de décréter des couvre‑feux dès le soir même.
Les mesures visent à contenir les débordements et à permettre aux services de sécurité de rétablir le calme. Elles seront réévaluées en fonction de l’évolution de la situation sur le terrain.
Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info