Le vendredi 14 août 2026, le Premier ministre Alix Didier Fils‑Aimé s’est rendu à l’étang Lachaux, situé à Camp‑Perrin, dans le cadre de sa tournée officielle dans le Grand Sud. Accompagné du ministre de l’Environnement, Valéry Fils‑Aimé, et de plusieurs membres du gouvernement, il a rencontré des acteurs locaux engagés dans l’entretien du site.
Un écosystème stratégique
Présenté comme le plus grand lac du Sud d’Haïti en volume et en longueur, l’étang s’étend sur plus de 0,54 km². Son bassin constitue un habitat essentiel pour la biodiversité régionale et représente une ressource d’eau vitale pour les communautés avoisinantes.
Lors de la visite, le chef du gouvernement a souligné la volonté de l’État d’accompagner les initiatives locales et de renforcer les mesures de préservation. Il a notamment participé à une opération de plantation d’arbres fruitiers, présentée comme un modèle de reboisement communautaire capable de concilier protection de l’environnement et génération de revenus pour les habitants.
Enjeux et défis
Cette action s’inscrit dans un contexte national marqué par la déforestation, l’érosion des sols, la dégradation des bassins versants, la pollution des cours d’eau et une gestion déficiente des déchets. Ces facteurs aggravent la vulnérabilité du pays face aux phénomènes climatiques extrêmes – pluies torrentielles, inondations, sécheresses, glissements de terrain et ouragans – et accentuent les risques pour les populations.
Les autorités insistent sur le fait que la protection de l’étang ne peut se limiter à des campagnes ponctuelles de reboisement. Elle nécessite une gestion durable du bassin versant, une surveillance accrue des espaces naturels, une meilleure prise en charge des déchets et des eaux usées, ainsi qu’une participation continue des communautés locales.
Perspectives
Le gouvernement prévoit de mobiliser davantage les jeunes et de renforcer la responsabilité collective dans la sauvegarde des écosystèmes. Toutefois, la réussite de ces engagements dépendra de leur continuité et des moyens alloués.
En affichant ce signal fort en faveur de l’environnement, la visite du Premier ministre soulève toutefois la question de la capacité de l’État à inscrire ces actions dans une politique environnementale pérenne, capable de concilier gestion de l’eau, développement local, moyens de subsistance et résilience face aux aléas climatiques.
Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info