Lors d'une rencontre régionale organisée par la Banque interaméricaine de développement (BID) à Panama, le ministre haïtien de l'Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural, Aubourg, a exposé les grandes orientations du ministère pour rendre l'agriculture haïtienne plus productive et résiliente.
Priorités de production et réduction des importations
Face à une insécurité alimentaire persistante, le MARNDR veut accroître la production nationale afin de diminuer la dépendance aux importations. Le plan prévoit un meilleur accès aux semences certifiées, aux équipements modernes et à des services de conseil agronomique. L’accent est également mis sur l’adoption de technologies numériques pour optimiser les pratiques culturales.
Infrastructures hydro‑agricoles et gestion de l'eau
Le ministre a souligné la nécessité de réhabiliter les systèmes d’irrigation, de protéger les sols et d’améliorer la gestion des ressources hydriques. Ces actions visent à atténuer les effets du changement climatique et à sécuriser les récoltes contre les aléas climatiques.
Diversification et réduction des pertes post‑récolte
Le ministère encourage la diversification des cultures, incluant fruits, légumes et productions animales, pour offrir une alimentation plus variée aux ménages. Parallèlement, il prévoit d’investir dans le stockage, la conservation et le transport afin de limiter les pertes après récolte, augmentant ainsi les revenus des agriculteurs.
Financement adapté et mécanismes d'alerte précoce
Des dispositifs de financement flexibles sont envisagés pour soutenir les producteurs touchés par les crises, leur permettant de relancer ou de maintenir leurs activités. Le ministère insiste également sur l’importance de systèmes d’alerte précoce afin d’anticiper les catastrophes et de coordonner les interventions d’urgence.
Coopération internationale et rôle des partenaires
Haïti souhaite aligner les programmes de la BID et d’autres bailleurs sur ses priorités nationales, en privilégiant les investissements productifs et le renforcement des institutions agricoles. Une meilleure coordination entre les acteurs nationaux et internationaux devrait améliorer le suivi des projets et l’utilisation des fonds.
Le défi, selon Aubourg, consiste à transformer ces orientations en actions concrètes sur le terrain, afin de garantir une production suffisante, soutenir les agriculteurs et offrir à la population une alimentation durable et abordable.
Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info