Dans un communiqué publié récemment, Wendy Osirus, représentante du Mouvement pour les Droits Humains, la Paix et la Justice, a exprimé ses réserves quant à l’intervention militaire du Salvador en Haïti. Le groupe, implanté en République dominicaine, rappelle que la disparition de quatre soldats salvadoriens ne justifie pas une opération unilatérale sur le territoire haïtien.
Le porte-parole souligne que les violences perpétrées par les gangs – enlèvements, assassinats, viols et extorsions – ont plongé la population haïtienne dans une situation d’insécurité extrême. Il déplore chaque perte de vie, qu’il s’agisse de citoyens haïtiens ou d’étrangers, et exige que les auteurs de ces crimes soient traduits en justice, ainsi que les financiers et fournisseurs d’armes de ces réseaux.
Exigences de transparence et de légalité
Osirus insiste sur le fait que la gravité de la crise ne doit pas servir de prétexte à une intervention militaire sans cadre juridique clairement défini. Elle demande des précisions sur les objectifs réels de la mission salvadorienne, son fondement juridique, la chaîne de commandement et les mécanismes de contrôle prévus.
Le mouvement rejette toute forme d’invasion ou d’action unilatérale qui ne respecterait pas le droit international, la souveraineté haïtienne et les droits fondamentaux des civils. Selon ses représentants, la coopération internationale doit viser à résoudre la crise sécuritaire sans créer de nouvelles tensions ni imposer de décisions unilatérales.
En appelant à la responsabilité, le groupe rappelle que la lutte contre les groupes criminels doit s’inscrire dans le respect de la légalité et de la dignité humaine. Il conclut que la sécurité, la justice et la paix ne peuvent être assurées que par des actions transparentes, soumises à un contrôle rigoureux et compatibles avec le droit international.
Source : AlterPresse
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