Le 4 septembre, le parti politique Pitit Dessalines a tenu une réunion à Pétion‑Ville avec le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti et une délégation de la Communauté des Caraïbes (CARICOM). Au cœur des discussions, la nécessité d’un plan de sécurité nationale a été mise en avant, alors que le pays se prépare à organiser les élections prévues le 13 décembre 2026.
Exigences du parti
Les responsables de Pitit Dessalines ont souligné que la tenue d’un scrutin sans conditions de sécurité minimales, d’inclusion et de garanties démocratiques serait inacceptable. Selon eux, l’insécurité qui empêche certaines populations d’accéder aux bureaux de vote constitue une violation du droit citoyen et compromet la légitimité d’une élection démocratique.
Le parti a également insisté sur le fait que le vote doit se dérouler sur l’ensemble du territoire, sans aucune forme de tutelle ou d’occupation étrangère. Dans ce cadre, il a appelé à l’évacuation des mercenaires présents en Haïti, les accusant d’avoir échoué dans leur mission de rétablir l’ordre public.
Perspective sur les élections
Pour Pitit Dessalines, les élections de décembre doivent représenter une sortie de crise et non devenir une nouvelle source de troubles. Le parti a donc plaidé pour la mise en place rapide d’un dispositif de sécurité national capable de garantir le déroulement paisible du scrutin.
Cette prise de position intervient dans un contexte où la sécurité reste l’un des principaux défis du pays, avec des incidents violents récurrents et la présence de groupes armés. Les autorités haïtiennes, soutenues par la communauté internationale, sont ainsi appelées à répondre à ces exigences afin de préserver le processus démocratique.
Source : AlterPresse
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