Le mardi 15 septembre 2026, à Pétionville, le Premier ministre Alix Didier Fils‑Aimé a profité de la cérémonie marquant le 22e anniversaire de l’Unité de lutte contre la corruption (Ulcc) pour dénoncer la corruption comme une atteinte grave à l’intérêt national et à la souveraineté du peuple haïtien.
Un appel à la responsabilité de l’État
« Chaque gourde détournée est une promesse trahie. Chaque acte d’impunité fragilise le lien de confiance entre l’État et ses citoyens », a déclaré le Premier ministre, soulignant que la lutte contre la corruption constitue à la fois une exigence de bonne gouvernance et une condition indispensable au progrès de la justice et à la confiance des Haïtiens envers leurs institutions.
Le gouvernement a annoncé son intention d’appuyer l’Ulcc afin de renforcer l’autorité de l’État, d’assurer une meilleure gestion des ressources publiques et de bâtir une administration plus intègre et efficace.
Le plan triennal de l’Ulcc
Goethie Varnelle Morency, directrice générale de l’Ulcc, a présenté le nouveau plan triennal de l’institution. Ce programme vise à consolider la gouvernance interne, à développer les capacités opérationnelles, à améliorer les mécanismes d’enquête ainsi qu’à intensifier les actions de prévention et de coopération avec les partenaires nationaux et internationaux.
Le ministre de l’Économie et des Finances, Serge Gabriel Colin, a rappelé les conséquences néfastes de la corruption sur la société et a appelé à une gestion plus rigoureuse des finances publiques, ainsi qu’à une collaboration accrue entre toutes les institutions de l’État.
Un rappel des affaires récentes
Le discours s’est inscrit dans le contexte d’affaires judiciaires récentes. En juillet 2024, plusieurs conseillers de l’ancien Conseil présidentiel de transition ont été accusés d’avoir exigé 100 millions de gourdes pour maintenir un dirigeant à son poste à la Banque nationale de crédit. L’Ulcc avait recommandé des poursuites en octobre 2024, mais la Cour d’appel de Port‑au‑Prince a annulé les mandats de comparution le 19 février 2025.
Ces éléments illustrent la volonté affichée du gouvernement de mettre fin à l’impunité et de restaurer la confiance entre l’État et les citoyens.
Source : AlterPresse
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