« Il n'y a pas et il n'y aura pas de présence de mercenaires sur le territoire national tant que je suis chef de gouvernement », a répondu le Premier ministre Garry Conille au Forum Citoyen organisé à Kenskoff, samedi 2 novembre.
Alors qu'il a été convoqué par le Conseil présidentiel de transition pour des explications sur des allégations faisant état de la présence de mercenaires sur le sol haïtien, le Chef du gouvernement, qui n'a pas répondu à la convocation, a clarifié cette situation, tout en dénonçant des manœuvres politiciennes visant à saper ses efforts visant à rétablir la sécurité.
A cette question d'un citoyen, le Premier ministre Garry Conille a répondu de façon catégorique en affirmant qu'il n'y a pas de présence de mercenaires étrangers en Haïti. Toutefois, le chef du gouvernement a expliqué les raisons pour lesquelles certaines informations sont obligées d'être gardées secrètes en raison d'une polarisation au plus haut niveau de l'État.
Depuis plusieurs semaines, les violons ne s'accordent pas entre le gouvernement et le Conseil présidentiel de transition, deux entités de l'Exécutif haïtien, peu après la débâcle à la 79e session de l'Assemblée générale des Nations unies. Le nouvel homme fort du CPT, soutenu par ses collègues, notamment les trois accusés dans le scandale des 100 millions gourdes de la BNC, veut à tout prix évincer certains ministres du gouvernement, principalement Dominique Dupuy, ministre des affaires étrangères.