Devant l’Assemblée générale des Nations unies, le président de la République dominicaine a placé la crise sécuritaire haïtienne au centre de son discours, soulignant le danger que représentent les groupes armés pour la stabilité régionale.
Les trois exigences formulées
Il a d’abord réclamé l’achèvement du déploiement de la force internationale, estimant que les effectifs actuellement présents ne couvrent qu’une partie des capacités autorisées. Ensuite, il a insisté sur la mise en œuvre effective de l’embargo sur les armes, tout en appelant à des sanctions ciblées contre les personnes qui financent ou protègent les milices. Enfin, il a demandé un renforcement durable de la Police nationale d’Haïti, des forces armées et du système judiciaire.
Le président a rappelé que le mandat de la force internationale expire le 30 septembre et a averti qu’un simple renouvellement serait insuffisant sans un apport réel de moyens.
Pour illustrer l’urgence, il a cité le massacre de Kenscoff survenu le mois précédent, où au moins 47 personnes, dont cinq enfants, ont perdu la vie dans une attaque attribuée à des groupes armés.
Il a également évoqué le déplacement d’environ 1,5 million d’Haïtiens, soulignant la forte proportion d’enfants parmi les déplacés.
Le chef de l’État a rappelé les contributions de la République dominicaine : financement de la mission, facilitation du transit et de la logistique, accueil d’un bureau de soutien des Nations unies et prise en charge médicale de certains membres de la mission par les hôpitaux dominicains.
Tout en affirmant que la solution durable doit venir d’Haïti, il a appelé la communauté internationale à créer les conditions nécessaires pour que les institutions haïtiennes reprennent le contrôle du territoire, que les enfants retournent à l’école et que le pays organise de nouvelles élections nationales.
Source : Vant Bèf Info
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