Le chef d'État du Salvador, Nayib Bukele, a publiquement contesté les allégations formulées par l'Association des Nations Unies – Haïti (UNA‑Haïti), qui accuse sa mission de mener des bombardements sur le territoire haïtien. Dans un message publié sur le réseau social X, le président a joint une capture d’écran de la plainte adressée au secrétaire général de l’ONU, António Guterres, et a affirmé que sa force ne possède aucun engin explosif.
Selon les informations de l'ONG, des frappes aériennes auraient eu lieu alors que les troupes salvadoriennes cherchaient quatre de leurs soldats portés disparus depuis douze jours, victimes d’attaques de groupes armés locaux. L’UNA‑Haïti a indiqué que le « rapport » en question était daté du 28 octobre, soit avant l’arrivée officielle des hélicoptères de combat salvadoriens, qui, d’après Bukele, n’ont touché le sol haïtien que le 29 octobre.
Chronologie des faits
Les quatre militaires salvadoriens ont disparu le 19 octobre, après avoir été ciblés par des bandes armées haïtiennes. Une mission de recherche a été lancée, incluant le déploiement d’avions et d’hélicoptères de surveillance. Bukele précise que, jusqu’à présent, aucune opération de frappe n’a été exécutée et que les appareils présents sont uniquement équipés pour la reconnaissance.
Le président a également critiqué le rôle des ONG dans ce type de conflit, les qualifiant de « groupes de pression au service de criminels et de cartels, déguisés en organisations humanitaires ». Il a dénoncé ce qu’il perçoit comme une diffusion d’informations non vérifiées, susceptible d’influencer les décisions des instances internationales.
Le différend met en lumière les tensions entre les acteurs humanitaires et les autorités militaires dans un contexte où la sécurité en Haïti reste précaire. Alors que les autorités haïtiennes continuent de faire face à des attaques de milices, la présence d’une force étrangère suscite des interrogations quant à la légitimité et à la transparence de ses opérations.
Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info