Le Réseau national de défense des droits humains (Rnddh) a récemment attiré l’attention du Conseil supérieur de la police nationale (Cspn) et du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (Cspj) sur la situation critique des structures de la chaîne pénale à l’île de La Gonâve. Selon un rapport daté du 17 août 2026, les deux tribunaux de paix et les deux commissariats implantés à Pointe‑à‑Raquette et à Anse‑à‑Galets fonctionnent dans des conditions de délabrement jugées « extrêmement préoccupantes ».
État des lieux des installations
Les bâtiments, qui assurent les fonctions essentielles de justice et de sécurité, présentent des signes visibles de détérioration : toitures qui fuient, murs fissurés, équipements vétustes et manque d’entretien général. Cette situation compromet non seulement la capacité des magistrats et des forces de l’ordre à exercer leurs missions, mais elle expose également les usagers à des risques sanitaires et sécuritaires.
Le Rnddh souligne que ces dysfonctionnements perdurent depuis plusieurs années, malgré les appels répétés à des réformes structurelles. L’organisation insiste sur le fait que l’insuffisance d’infrastructures adéquates nuit à la confiance du public dans le système judiciaire et à la protection des droits fondamentaux des habitants de l’île.
Recommandations et appel à l’action
Face à ce constat, le Rnddh recommande aux instances judiciaires et policières de formuler des instructions officielles afin d’obtenir, dans les meilleurs délais, un rapport détaillé sur le fonctionnement actuel de la justice et de la police à La Gonâve. Ce document devrait recenser les besoins en rénovation, les moyens humains et matériels nécessaires, ainsi que les échéances pour la remise en état des installations.
Le réseau espère que cette démarche incitera les autorités compétentes à mobiliser les ressources requises pour garantir un environnement sûr et fonctionnel, essentiel à la préservation de l’État de droit sur le territoire insulaire.
Source : AlterPresse
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